Prix de revient kilométrique (PRK) : trouver le véhicule le moins coûteux…

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Pour les entreprises, déterminer à l’avance le coût réel d’usage d’un véhicule sur plusieurs années est primordial. Il en va de la performance de toute la flotte de la société. Pour les voitures achetées, le prix de revient kilométrique (PRK) est au cœur des considérations. Quels sont les critères à prendre en compte pour bien le calculer ?

A chaque acquisition de véhicule, la même question se pose : quel modèle choisir ? Pas simple lorsque les critères de choix sont innombrables. Comparer devient donc nécessaire pour opter pour la voiture la plus intéressante pour les finances. Le coût de revient au kilomètre propose donc de définir différents paramètres afin d’obtenir une comparaison globale.

PRK : des critères pour comparer les voitures entre elles

Véritable référence en matière de prix de revient kilométrique (PRK), L’Argus définit des critères qui servent de base de lecture pour évaluer chaque véhicule :

  • le prix d’achat prenant en compte le tarif constructeur mais aussi les frais de certificat d’immatriculation ;
  • le financement ;
  • l’assurance ;
  • la valeur résiduelle ;
  • l’entretien (hors dépenses exceptionnelles) ;
  • la consommation de carburant.

Naturellement, le PRK est propre à chaque automobiliste puisqu’il dépend de la façon de conduire. La consommation, les frais d’entretien ou le bonus de l’assurance en fonction du passif d’accidents et de l’expérience (pour l’entreprise il peut s’agir d’un bonus pour l’ensemble du parc automobile) ne seront jamais les mêmes.

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Une référence à suivre pour évaluer le coût kilométrique

calcul prix revient kilometrique Chaque année, L’Argus réévalue sa grille afin de coller le plus possible aux évolutions des prix mais aussi des profils d’automobilistes :

  • le kilométrage et la durée de détention sont évidemment des questions centrales. L’Argus propose un PRK pour des kilométrages annuels de 10 000, 15 000, 25 000 et 35 000 km, mais aussi pour une utilisation de 1 à 5 ans, soit 20 possibilités ;
  • les carburants sont soumis à des taxes qui peuvent faire varier les équilibres. En 2018, l’augmentation de la TICPE, notamment, a contribué à provoquer une hausse de 16 centimes pour le gazole et 9 centimes pour l’essence ;
  • les consommations sont majorées de 15 % depuis plusieurs années afin de mieux coller à la réalité. Le changement du cycle d’homologation européen NEDC vers le WLTC, plus fidèle à la conduite quotidienne, va sans doute engendrer une réévaluation à la baisse de cette majoration ;
  • l’assurance a pour sa part augmenté de 2,5 % en 2018 par rapport à l’année précédente. Le montant pris en compte est celui d’un assuré tous risques (pour un usage privé et trajets domicile/travail avec prêt d’un véhicule) bénéficiant de 50 % de bonus. Le schéma le plus courant… ;
  • les frais liés au certificat d’immatriculation ont augmenté de 60 centimes par cheval fiscal, pour atteindre 42,60 € ;
  • le financement réclame généralement un emprunt dont le taux peut varier. En 2018, celui-ci était de 2,8 % pour 15 000 € sur 36 mois : la référence prise en compte ;
  • l’entretien comprend la vidange, les filtres, la climatisation, le remplacement des pièces d’usures (balais d’essuie-glaces, plaquettes et disques de freins, courroies…), les pneumatiques… avec des tarifs différents appliqués selon les types de modèles ;
  • la valeur résiduelle, bien connue des gestionnaires de flottes optant pour des financements en location (location longue durée [LLD], location avec option d’achat [LOA]), est aussi prise en compte dans le calcul du PRK. Elle est une estimation du prix de revente sur le marché de l’occasion au bout de X années, en fonction de sa dépréciation.

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Quelle formule pour les véhicules de votre entreprise ?

Si les paramètres retenus par L’Argus ne répondent pas forcément à toutes les problématiques d’une flotte de véhicules d’entreprise, ils restent une base intéressante. Il est souhaitable de s’appuyer sur cette base pour faire des choix et ainsi améliorer le coût global de possession (TCO, pour « Total cost of ownership ») du parc. Rien ne vous empêche de réévaluer les coûts retenus en fonction des données récoltées en interne : coût de l’assurance, frais d’entretien, consommation mais aussi fiscalité propre aux entreprises (TVA déductible, TVS…) et de les rapporter au nombre de kilomètres parcourus.

Quel prix de revient kilométrique pour les entreprises françaises ?

Selon le TCO Scope 2018 publié par l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE), le coût d’usage moyen des véhicules d’entreprise en 2017 (312 180 VP et 287 844 VUL) était de 0,351 € TTC/km, soit une augmentation de 3,23 % par rapport à 2016 (0,340 € TTC/km).

Contrairement à l’usage personnel, les professionnels doivent aussi garder en tête l’importance de l’image du véhicule pour les collaborateurs mais aussi pour les clients, prospects et partenaires : le véhicule de fonction est le reflet de l’entreprise. Enfin, le catalogue de véhicules de la car policy est constitué de voitures négociées par lots, avec des tarifs d’acquisition (en location en général) qui sont souvent plus bas que pour les particuliers. De nombreuses différences qui ne peuvent pas être mises de côté.

Et vous, prenez-vous en compte le PRK dans la gestion de vos véhicules ? Quelles composantes sont les plus importantes à vos yeux ? Donnez votre avis en commentant cet article…

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