Nouvelle voiture à assurer, renouvellement du contrat, changement de compagnie… Les gestionnaires de flotte ont souvent l’occasion de se pencher sur l’assurance des véhicules. Pas toujours facile de s’y retrouver avec les différentes composantes des contrats…

Le choix de l’assurance auto est un moment crucial pour les gestionnaires de flotte. En plus de la garantie responsabilité civile, base de toute assurance, ils peuvent opter pour différentes garanties et options qui couvriront un large spectre de cas de figure, que ce soit pour une flotte classique ou en auto-partage.

L’assurance au tiers : passage obligé

Différentes formules sont généralement proposées pour assurer un véhicule. Toutes contiennent la responsabilité civile obligatoire (article L211.1 du Code des assurances). Elle couvre les tiers victimes (y compris l’assuré) de dommages corporels, matériels (sauf certaines exceptions) et immatériels, s’ils sont consécutifs aux dommages corporels et/ou matériels garantis. La responsabilité civile concerne également les remorques de maximum 750 kg.

Conduire sans assurance : quels sont les risques ?

En 2015, entre 350 000 et 750 000 véhicules circulaient sans assurance responsabilité civile, selon le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO). Une prise de risque qui peut coûter cher en cas de sinistre, mais également en cas de simple contrôle des forces de l'ordre. Les contrevenants peuvent écoper de 3 750 euros d'amende conformément à l'article L324-2 du Code de la route. Des peines complémentaires sont possibles : travail d'intérêt général, suspension du permis au moins 3 ans, confiscation du véhicule...

Des garanties à adapter en fonction de votre activité

D’autres garanties, plus ou moins optionnelles, offrent au gestionnaire de nombreuses possibilités d’optimisation : l’assurance tous risques concerne l’ensemble des dommages en cas d’accident, quel que soit le sinistre ou la responsabilité du conducteur. Autre garantie conseillée, la sécurité du conducteur permet d’étendre la prise en charge des dommages au tiers au conducteur assuré, même lorsque celui-ci est responsable de l’accident. L’assistance est également à analyser. Elle peut être “0 km” afin de permettre une intervention n’importe où, y compris au domicile ou sur le lieu de l’entreprise. Mais ce n’est pas tout : vol (et tentative de vol), incendie, bris de glace, dommages aux objets et animaux transportés, pannes mécaniques… à vous de voir ce qui est le plus utile pour votre flotte et comparez les franchises associées (la part qu’il vous restera à payer en cas d’accident responsable).

En effet, ces dernières peuvent varier, avec des calculs au prix fixe ou au pourcentage de l’indemnisation. Elles peuvent aussi être relatives (remboursement intégral si la franchise est dépassée, mais pas d’indemnité si le coût lié au sinistre est inférieur à la franchise) ou absolues (vous serez remboursé de la différence entre le coût et la franchise, mais pas si la dépense est inférieure au seuil fixé).

L’indemnisation en cas de dommages matériels peut varier en fonction du contrat souscrit. Elle dépend de la valeur d’achat du véhicule à X mois ou X ans.

Certaines compagnies d’assurance proposent un accompagnement encore plus poussé : stage de récupération de points de permis, aide à la recherche d’un nouveau véhicule… Il est aussi possible d’assurer les roues et les pneus, séparément.

Prêt d'un véhicule : une des clés de l'assistance

Les assurances prévoient généralement un véhicule de remplacement si la voiture assurée est immobilisée ou volée. La durée du prêt est à prévoir en amont : selon les formules, elle peut varier entre 1 semaine et 1 mois.

Encourager la conduite responsable

Source d’incertitude au moment de la signature du contrat, la prime est la variable de l’assurance. De bonnes pratiques peuvent donc être mises en place pour réduire la note annuelle, ou en tout cas ne pas trop l’augmenter. Le gestionnaire a tout intérêt à encourager une conduite responsable de la part des conducteurs. L’un des objectifs de l‘éco-conduite est en effet de limiter l’accidentologie. Un principe que les compagnies ont compris. Plusieurs d’entre elles proposent désormais des bonus si ces réflexes sont adoptés (avec preuves chiffrées bien entendu…).

La prime peut ainsi être plus facilement divisée par 2 (50 % de la prime initiale étant le coefficient maximal fixé par la loi), ce qui est possible au bout de 13 ans de conduite. Pour rappel : un accident avec responsabilité augmente de 25 % le coefficient (12,5 % en cas de responsabilité partielle). Après 2 années sans accident responsable, le coefficient est de 1 maximum. Enfin, si le coefficient est de 0,50 depuis au moins 3 ans, le 1er accident responsable ne peut pas engendrer de malus.
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