Attendu depuis plusieurs semaines, le comité interministériel de la sécurité routière s’est tenu vendredi 2 octobre. Pour le gouvernement, l’objectif était d’apporter des réponses fermes face à l’augmentation de la mortalité routière. Quelles décisions ont été prises ?

Avec une courbe de la mortalité routière qui s’est inversée depuis la fin de l’année dernière, le gouvernement se devait de réagir pour compléter les mesures de Bernard Cazeneuve prises en janvier dernier. Le Premier ministre Manuel Valls a donc convoqué les ministres concernés pour organiser ce CISR, réuni pour la première fois depuis 4 ans. L’objectif des 22 nouvelles mesures ? Stopper le relâchement des automobilistes, dont le comportement au volant se dégrade depuis quelque temps.

Les entreprises une nouvelle fois pointées du doigt

La gestion des amendes des salariés, déjà débattues il y a quelques semaines, est remise une fois encore en question. Le gouvernement annonce vouloir en finir avec l’impunité liée à la non-dénonciation des salariés fautifs. Un carnet de bord devra être tenu à jour pour chaque véhicule de flotte, sans quoi l’entreprise pourra être lourdement sanctionnée : 650 euros par salarié fautif qui ne serait pas dénoncé.

La porte ouverte aux vérifications du permis de conduire par l’entreprise

Le CISR souhaite permettre à certains employeurs, et notamment les transporteurs, de connaître la validité (ou l’invalidité) du permis de conduire de leurs employés affectés à la conduite (à l’exclusion du solde de points et de toute autre donnée personnelle).

Encore de nouveaux radars

Les radars sont évidemment au centre des débats. En plus des radars double-sens qui vont être déployés progressivement sur le bord des routes, le gouvernement souhaite installer dans les prochains mois plusieurs centaines de radars nouvelles générations (radars embarqués et radars multifonction pour détecter les passages au feu rouge ou aux stops, les franchissements de ligne ou encore dépassements dangereux).

Des cabines leurres de radar pour agir sur les comportements

10 000 cabines leurres devraient être installées d’ici à 2018 afin de dissuader les automobilistes. Elles seront signalées par des panneaux, comme les radars en fonction. Autre détail important : elles pourront alternativement accueillir un vrai dispositif.

Les drones pour réaliser des contrôles routiers

Les mauvais comportements sur les autoroutes et nationales sont fréquents : excès de vitesse, absence de clignotants, non-respect des distances de sécurité, dépassements par la droite… Le gouvernement souhaite donc inverser la tendance en équipant policiers et gendarmes de drones, dont le coût est bien inférieur aux hélicoptères parfois chargés de cette mission. Une expérimentation préalable va ainsi être lancée.

Les plaques d’immatriculation dans le viseur

Des systèmes de lecture automatisée des plaques d’immatriculation pour lutter contre le défaut d’assurance des véhicules vont être expérimentés.

Les 2-roues concernés

Parmi les mesures phares évoquées par le Premier ministre : le contrôle technique à la revente pour les motos. Mais ce n’est pas tout, le port des gants de protection deviendrait lui aussi obligatoire. Les vélos ne sont pas oubliés puisque le port du casque pourrait devenir obligatoire pour les moins de 12 ans.

Quid de la limitation à 80 km/h ?
Impopulaire, la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes nationales, en test sur 3 axes routiers, ne devrait pas être généralisée.

 

Retrouvez ici l’annonce officielle des 22 mesures issues du CISR du 2 octobre

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