Lorsque vous souscrivez un contrat en LLD (Location longue durée) ou LOA (Location avec option d’achat), plusieurs options et prestations complémentaires peuvent être ajoutées. Assurances pertes financières, véhicule de remplacement, entretien et réparation : le point ici !

Assurances : des choix à faire

Lors de la signature d’un contrat en LLD ou LOA pour un nouveau véhicule, vous devrez prêter attention aux moindres détails. Les assurances, en partie facultatives, peuvent être incluses ou non au contrat. Elles feront varier la note de façon significative. Souvent présentées comme incontournables, ces assurances peuvent tout à fait être écartées.

Vers quelles options se tourner ?

Les assurances pertes financières concernent la prise en charge de la différence entre la valeur du véhicule (hors taxe) et celle à la date du sinistre ou du vol (valeur déterminée par un expert). Elle est intéressante mais peut être redondante avec une assurance tous risques performante.

L’assurance décès et incapacité, qui peut inclure ou non la perte d’emploi, prend en charge le solde restant dû sur le financement en cas de décès, de perte totale et d’irréversible d’autonomie / perte d’emploi. Ce type d’assurance est très intéressant pour les petites structures individuelles où l’organisation repose sur un seul dirigeant.

Le véhicule de remplacement en cas de sinistre ou vol est également optionnel. Différentes prestations sont possibles selon les cas : panne, perte totale ou vol. Cette option peut, elle aussi, être redondante avec votre assurance classique. A vérifier donc…

Adaptez l’assurance aux besoins de vos collaborateurs

Au-delà du cadre spécifique de la LLD ou LOA, certaines clauses du contrat d’assurance classique peuvent correspondre ou non aux besoins spécifiques de vos collaborateurs. Les assurances peuvent couvrir les vols et incendies, les catastrophes naturelles, les bris de glace, les dommages accidentels, etc. Une bonne définition en amont de l’usage de vos véhicules est donc nécessaire. Ainsi, les assurances sur les marchandises et matériels transportés ou sur les bris de machines des engins et des matériels fixés sur les véhicules, ne seront pas utiles pour des commerciaux par exemple. De même, la fréquence des catastrophes naturelles, même si elles ne peuvent pas être anticipées, n’est pas toujours la même selon les régions. Lors de la signature d’un nouveau contrat, l’évaluation de vos besoins devra prendre en compte l’ensemble de ces facteurs de risque.

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Entretien et restitution : anticipez !

A la signature d’un contrat en LLD ou LOA d’un véhicule, pensez déjà à la restitution de celui-ci : sans anticipation, la « bonne affaire » peut en effet vite se transformer en « mauvaise surprise ». Voici comment bien anticiper cette étape.

Entretien / réparation : option à prendre ou à laisser ?

Dans le cas d’une LLD ou LOA, un contrat d’entretien peut paraître facultatif. Tabler sur 3 ou 4 ans sans rencontrer de difficultés est un pari intéressant de prime abord, d’autant que les deux premières années peuvent bénéficier de la garantie constructeur. Néanmoins, n’oubliez pas que la restitution peut être coûteuse car vous aurez l’obligation de rendre le véhicule en l’état.

Un entretien régulier… et bien cadré

Assurer un entretien régulier du véhicule participe à le maintenir en bon état. Responsabilisez vos collaborateurs en les encourageant dans la voie de l’éco-conduite. Vous pouvez aussi prévoir, en amont de leur contrat, qu’ils participent partiellement ou intégralement aux frais liés à la restitution.

Autre possibilité d’optimisation : privilégiez les pièces d’origine lors des réparations. Passer par le constructeur vous garantit cette expertise.

Evaluez bien vos besoins

Les excédents kilométriques peuvent coûter cher à la fin du contrat de location. Les dépassements forfaitaires doivent impérativement être évités. Mettez tout en œuvre pour bien anticiper les besoins de déplacements et pensez à faire réajuster le forfait kilométrique avant la fin du contrat : un avenant signé avec le loueur fera foi.
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Interview : « Il faut rester adaptable »

Thierry Pourcel, directeur des achats d’ORAPI Groupe, gère un parc de 600 véhicules, dont 400 en LLD. L’expansion de son entreprise réclame une adaptation régulière et une vigilance accrue dans le choix des services associés aux contrats souscrits. Témoignage !

Comment le groupe ORAPI évolue ces dernières années, et quel est l’impact sur la gestion de votre flotte ?

Thierry Pourcel : ORAPI est un groupe en constante mutation. En 20 ans, les multiples développements et acquisitions enregistrées nous ont permis d’augmenter considérablement notre chiffre d’affaires et le nombre de nos collaborateurs. A tel point que nous sommes désormais leader en France dans le secteur de l’hygiène professionnelle et de la maintenance industrielle. Forcément, cette évolution s’accompagne d’adaptations régulières de toute notre organisation. La flotte automobile fait évidemment partie de nos priorités : l’intégration de nouvelles entités dans un groupe nécessite une harmonisation qui doit se faire, toujours, intelligemment.

Comment se compose votre flotte après ces changements ?

Thierry Pourcel : Aujourd’hui, nous gérons 400 véhicules en LLD, avec des contrats de 36 mois et 120 000 km. Une récente acquisition nous a permis d’intégrer un peu plus de 200 véhicules achetés : un nouveau défi avec ce mode de financement différent. Notre parc est constitué de 40 % de véhicules particuliers et 60 % de véhicules utilitaires (dont 10 % de VUL).

Que mettez-vous en place pour bien l’organiser, notamment dans sa diversité ?

Thierry Pourcel : Depuis peu, nous proposons à nos collaborateurs une car policy et une charte de bonne conduite. L’objectif est clair : il nous faut harmoniser notre gestion de flotte dans le groupe en établissant des règles communes à toutes les filiales en France. Mais ce n’est pas une vérité absolue ! L’exception doit être possible, mais doit conserver, justement, son caractère exceptionnel. Il n’y a pas qu’une seule bonne solution, il faut rester adaptable, y compris sur chaque élément qui constitue les contrats avec les loueurs.

Comment négociez-vous vos contrats en LLD et quelles sont les options auxquelles vous souscrivez ?

Thierry Pourcel : Nos contrats en LLD sont à tiroirs. Le cahier des charges est clair : nous faisons confiance aux marques françaises. Nous cherchons ensuite à fixer le prix de location optimal et nous observons les options et services les plus adéquats en faisant jouer la concurrence. Pour la maintenance, nous optons généralement pour la solution constructeur avec contrôle du loueur. Pour les pneumatiques, cela varie selon nos filiales pour l’instant. Les assurances sont pour leur part gérées en propre. Une étude de celles-ci est actuellement en cours. Nous évaluons différentes hypothèses avec des franchises hautes et basses selon différents modèles et en recherchant par le réel dépensé un point mort. Et pour les cartes carburant : l’offre de TOTAL GR est la plus intéressante, grâce à un maillage idéal des stations et un accompagnement au quotidien de qualité.

Comment se pose la question de la restitution des véhicules dans votre groupe ?

Thierry Pourcel : Lors de la signature d’un contrat en LLD, l‘anticipation de la restitution est primordiale. Selon nos sites, nous constatons de vraies différences de dépenses liées à la remise en l’état des véhicules. C’est un paramètre très difficile à maîtriser, pour ne pas dire le plus aléatoire. Certes, une bonne négociation de la franchise permet de minimiser les coûts, mais nous misons surtout sur la pédagogie auprès de nos collaborateurs. Afin d’améliorer ce poste, nous envisageons d’ailleurs de mettre en place une analyse géolocalisée qui nous aidera dans nos démarches. Il ne faut pas non plus minimiser la proximité que nous avons avec nos collaborateurs : nous décentralisons volontairement la gestion des flottes de chaque site. Une méthode efficace pour que chacun soit responsabilisé.


Commentaire (1)

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  1. Pierre Tireau

    Beaucoup de choses se jouent au moment de la négo avec le loueur. Pour une flotte importante il faut vraiment faire gaffe aux choix que l’on fait pour les clauses… Vraiment impactant sur les coûts globaux.

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