Lorsque vous achetez un véhicule sur le marché de l’occasion pour votre entreprise, vous devez vous montrer vigilant pour faire le bon choix. Voici tous nos conseils pour que cette transaction soit une véritable réussite.

Un achat (presque) comme pour un véhicule neuf

Lorsque vous avez déterminé quel type de véhicule et quelle fourchette de prix votre entreprise est prête à engager, les critères de l’achat en occasion sont presque les mêmes que pour un véhicule neuf. Vos démarches auprès des particuliers ou des concessionnaires vendeurs devront être menées en fonction du Total Cost of Ownership (TCO) anticipé après achat dudit véhicule : assurance, frais de gestion, carburant, pneumatique, prix de revente potentiel sur X années (calculé en fonction de la dépréciation du véhicule déterminée par exemple par sa puissance, la couleur de sa carrosserie, son confort, son habitabilité ou encore son niveau d’équipement). Bien sûr des différences existent et elles auront un impact sur le prix d’achat du véhicule : son âge, son kilométrage effectué, sa fiabilité en première vie (en fonction du carnet d’entretien), son état (rayures ou tâches sur les sièges par exemple)…

Informez-vous avant d’acheter
Afin d’acheter au juste prix le véhicule d’occasion convoité, renseignez-vous sur sa cote Argus. En fonction du modèle, de sa date d’immatriculation et de son moteur, consultez également l’historique des rappels constructeurs. Ces-derniers peuvent révéler des défaillances sur certaines pièces si elles n’ont pas été changées par le propriétaire précédent (ce qui  est une obligation pour le constructeur normalement).

Inspection générale à l’arrêt…

Lors de l’examen du véhicule, vous devrez porter votre attention sur les moindres détails :

  • carrosserie (corrosion, zones repeintes, rayures) ;
  • toit, bas de caisse, rétroviseurs, portières et vitres (notamment l’ouverture/fermeture de celles-ci) ;
  • éclairages (avant, arrière et clignotants, y compris latéraux) ;
  • climatisation (mise en route rapide, respect des températures) ;
  • essuie-glaces et lave-glace ;
  • dans l’habitacle : sièges, plastiques, moquettes, rangements, voyants lumineux ;
  • pneumatiques (avec présence d’une roue de secours) ;
  • autoradio et GPS (son, luminosité de l’écran, qualité de la navigation…) ;

… et sur la route

Au cours de l’essai routier du véhicule, n’hésitez pas à conduire celui-ci dans diverses conditions (villes, autoroutes, en montée, pluie…) afin de bien tester son comportement. Plusieurs points devront retenir votre attention :

  • moteur (mise en route, régime au ralenti, accélérations, pertes de régimes ou à-coups potentiels) ;
  • direction (fluidité, rayon de braquage pour les manœuvres, bruits) ;
  • freinage (efficacité des freins et de l’ABS, grincements, impact sur le comportement du véhicule, frein à main) ;
  • échappement (corrosion, vibrations, fuites) ;
  • embrayage (efficacité au démarrage, passage/rétrogradage des rapports fluide)
  • régulateur/limiteur de vitesse.
Un examen dans les meilleures conditions
Lors du rendez-vous avec le vendeur, créez les conditions optimales pour une inspection efficace du véhicule. Ainsi, effectuez les contrôles en plein jour pour pouvoir déceler les moindres défauts. Si possible, faites-vous accompagner par un collaborateur pour poser un autre regard sur le véhicule. Toutes les imperfections décelées sont autant de réductions potentielles à négocier !

Papiers à fournir

Avant de signer l’acte d’achat, le vendeur aura obligation de fournir plusieurs documents complets et actualisés :

L’entretien
Preuves à l’appui, le vendeur devra vous fournir l’ensemble de l’historique du véhicule avant sa vente. La voiture a-t-elle subit des accidents ? Quand la courroie, les freins, la batterie ou le filtre à pollen ont-ils été changés ? De quand date l’entretien de la climatisation ou le dernier appoint d’huile ou de gaz ?

Une bonne affaire ?

En optant pour un véhicule d’occasion, vous évitez les premiers mois de décote. Lors des deux premières années, le véhicule perd en effet de 40 à 50 % de sa valeur initiale.

Au niveau de la fiscalité, seuls les véhicules dont les propriétaires ont récupéré la TVA sont encore imposables (les véhicules utilitaires ou les véhicules particuliers appartenant à des entreprises d’activité de transport). Vous pourrez alors récupérer la TVA si vous remplissez, vous aussi, les mêmes conditions que le vendeur. Les véhicules particuliers sont assujettis à la TVS (Taxe sur les véhicules de société), au même titre que les véhicules neufs. Enfin, sachez que vous ne serez pas concerné par le bonus/malus, mais qu’une taxe à l’immatriculation sera appliquée et calculée en fonction des émissions de CO2 du véhicule.

 

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Commentaires (2)

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  1. Guillaume

    Et quels recours possibles pour les vices cachés (les fameux petits détails dont on s’aperçoit après coup…=) ?

  2. Constance

    Et n’est-il pas plus sur de passer par un concessionnaire pour acheter son véhicule d’occasion ? Moi c’est ce que je fais pour mon utilitaire et j’avoue que cela m’a rassurée de savoir que ma voiture avait été vérifiée et évaluée au plus juste. je l’ai surement payée un peu plus chère mais j’en suis contente.

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