Face à la raréfaction des ressources mondiales en pétrole et aux nouvelles réglementations sur la teneur en soufre des carburants, les pétroliers mettent en œuvre, jour après jour, de nouvelles technologies permettant de répondre à la demande croissante en carburant, dans le respect de l’environnement. Exploitation de gisements en grands fonds, nouvelles techniques de raffinage, élaboration de carburants haute performance… De l’extraction du pétrole à la décomposition du prix du carburant à la pompe, voici tout ce qu’il faut savoir !

Le raffinage : du pétrole au carburant

Comme chacun sait, le pétrole brut n’est pas utilisable en l’état. Une fois extrait, il doit être raffiné pour donner naissance à des produits commerciaux : carburants, lubrifiants, fiouls, gaz de pétrole liquéfié (GPL), bitumes… 

Etape 1 : l’extraction 

Contrairement aux idées reçues, un gisement de pétrole n’est pas un lac souterrain, mais une sorte d’immense éponge qui contient et retient une masse de pétrole. Avant de procéder à l’extraction, il faut effectuer une prospection minutieuse pour installer la plateforme au bon endroit et ensuite forer le puits jusqu’au gisement. Sous l’effet de la pression, entre 5 et 30 % du pétrole remonte automatiquement sans « effort ». Pour le reste, on augmente la pression en injectant de l’eau, de la vapeur ou des produits chimiques propres. Le moyen de transport du pétrole brut ainsi extrait dépend de l’endroit où se situe la plateforme et de la distance qui la sépare de la terre (pipelines sous-marins, bateaux…). 

Etape 2 : la transformation 

Le raffinage du pétrole consiste à obtenir, par différents traitements, un grand nombre de produits que nous utilisons dans le cadre de notre consommation courante : essences, gazole moteur, fioul domestique, lubrifiants. Le raffinage permet aussi de produire du naphta, des paraffines, des cires, des huiles de base, du kérosène, du fioul lourd, du bitume. 

Etape 3 : le stockage 

Les cuves de stockage contiennent les essences et les gazoles en attente d’être transportés vers leurs points de distribution. 

Etape 4 : la distribution 

Le long parcours du pétrole prend fin. Sous contrôle qualité, les camions citernes viennent approvisionner les cuves des stations-service du réseau TOTAL et ELAN.

Des technologies au service de la demande du pétrole

Si les hydrocarbures resteront encore pendant quelques décennies notre principale source énergétique, l’épuisement des ressources mondiales en pétrole et les dernières réglementations environnementales poussent les sociétés pétrolières à prendre de nouvelles dispositions pour conjuguer une demande croissante en carburant avec le respect de l’environnement… 

Exploitation des gisements de pétrole en grands fonds 

L’offshore (ou production en pleine mer) représente 23 % des réserves mondiales de pétrole et 42 % en gaz. Entre 1999 et 2003, 70 % des nouveaux gisements résultaient de ce procédé. Mais la raréfaction des gisements de grande taille à moins de 500 m de profondeur ont conduit les compagnies pétrolières à se tourner vers l’offshore profond (au-delà de 1 500 m) au large de l’Afrique ou de l’Amérique. Ce type d’exploitation, très complexe, représente une véritable prouesse technique. En effet, d’importantes innovations technologiques et scientifiques sont nécessaires pour exploiter ce type de gisement :

  • l’exploration sismique en 4D pour établir une cartographie des grands fonds grâce à des ondes envoyées dans le sol,
  • le forage multidimensionnel de haute précision,
  • le développement d’équipements sous-marins et de surface. 

DHC, le raffinage intelligent 

Face à la raréfaction des ressources européennes en gazole (1/3 du gazole consommé en France est importé) et aux nouvelles réglementations sur la teneur en soufre des carburants, le groupe TOTAL, leader dans son domaine, a choisi d’intégrer un département d’hydrocraquage dans l’une de ses plus importantes raffineries françaises. Ainsi, cette technique ou DHC (Hydrocraqueur de Distillats) permet de transformer les produits lourds (distillats) en produits légers à basse teneur en soufre (diesel ou kérosène), sans accroître la consommation de pétrole brut traité. Une solution qui porte ses fruits : la raffinerie de Normandie a produit plus de 5,8 millions de tonnes en 2008 de gazole sans soufre par an, contre 4 millions en 2005 avant la mise en place de l’hydrocraqueur et ce, à partir de la même quantité de pétrole brut. De plus, chaque année, elle est également à l’origine de :

  • 1 500 000 tonnes de kérosène sans soufre,
  • 500 000 tonnes de fluides spéciaux,
  • 400 000 tonnes de base pour les lubrifiants.

Additifs : le petit plus qui fait la différence

Détergents, anti-mousse, anti-corrosion, etc. : concentrés de puissance, les additifs sont des composés chimiques, incorporés dans le carburant pour améliorer ses qualités. Savamment dosés, ils contribuent à la longévité de votre flotte et font la différence face aux carburants traditionnels. 

Petit mais costaud ! 

Un additif est un produit à la fois si concentré et si puissant qu’il est actif en toute petite quantité. Ainsi, il suffit d’un litre d’additif pour transformer 1m3 (1 000 litres) de carburant. Pour comparaison, une goutte d’additif de Lycra® seulement est nécessaire pour qu’une toile de jean devienne élastique. 

Un gage de qualité 

Outre les additifs traditionnels (détergent, anti-oxydants ou anti-mousse…), TOTAL a élaboré un cocktail d’additifs innovants qui apportent à sa gamme de carburants TOTAL EXCELLIUM une réelle valeur ajoutée. Par exemple, puisque près de 10 % de l’énergie contenue dans un litre de carburant est consommée pour vaincre les résistances liées aux frottements d’origine mécanique, des additifs modificateurs de friction permettent de réduire les pertes mécaniques au niveau du couple piston-chemise et de la pompe d’injection des moteurs, et ainsi limiter la consommation de carburant.

Exemple des additifs inclus dans les carburants TOTAL EXCELLIUM

 

> En savoir plus sur la gamme de carburants TOTAL EXCELLIUM

Vers des carburants sans soufre…

Depuis le 1er janvier 2009, tous les carburants vendus à la pompe en France doivent comporter un maximum de 10 ppm de soufre (soit 0,01 g de soufre par kilogramme de carburant). Le Sans Plomb 98 étant déjà passé à 10 ppm de soufre en 2005, c’est donc au Sans Plomb 95 et au gazole de voir leur taux de soufre ramené de 50 à 10 ppm… Un changement sans conséquence pour la gestion des parcs de véhicules ou de l’approvisionnement puisque :

  • tous les véhicules, même très anciens, acceptent les carburants à 10 ppm de soufre,
  • aucun réglage du moteur ni aucune précaution particulière ne sont nécessaires pour le ravitaillement en carburant.

Le prix du carburant

En tant que gestionnaire de flotte, le cours du baril fait partie de vos préoccupations directes et quotidiennes, puisque ses fluctuations se répercutent immédiatement sur le prix du carburant et donc… sur le budget de votre parc automobile. 

Quel coût pour le carburant ? 

Dans le prix d’1 litre de carburant, il est intéressant de constater que la part consacrée à la distribution et au raffinage sont peu élevées et n’influencent que modérément le prix au litre. En effet, ce sont les taxes qui constituent l’un des éléments les plus importants du prix (en 2011, elles représentaient 49 % du prix du gazole et 57 % du prix du Sans Plomb 95) : TVA et TIPP. Et de ces deux taxes, c’est la TIPP qui pèse le plus. Cette Taxe Intérieure de consommation sur les Produits Pétroliers est un impôt direct qui s’applique à tous les produits pétroliers (essence, gazole, fioul, etc.) 

Source : UFIP d’après la DGEC et Thomson Reuters

Une marge de manœuvre limitée 

La France est le marché européen où les prix hors taxes sont parmi les plus bas et où les marges sont reconnues depuis longtemps comme étant les plus faibles. Mais c’est aussi l’un des pays d’Europe où le prélèvement fiscal est le plus élevé… Ainsi, si les compagnies pétrolières peuvent avoir un vrai rôle à jouer sur ce marché, il concerne plutôt les domaines de la Recherche et le Développement d’énergies alternatives, par exemple. En effet, leur marge de manœuvre est trop peu significative pour pouvoir influer sur les prix à la pompe…

 

En savoir plus sur le prix du carburant

 


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