Peu exploités actuellement, l’huile et le gaz de schiste sont des ressources naturelles présentes en quantités importantes dans les sous-sols. Leur usage permettrait de réduire la dépendance énergétique de la France. 

Gaz et huile de schiste : de nouvelles perspectives énergétiques 

Mal connus il y a une quinzaine d’années seulement, le gaz et l’huile de schiste attirent aujourd’hui l’attention des pays détenteurs. En effet, d’après certains experts, les réserves mondiales de gaz de schiste seraient quatre fois plus importantes que les ressources en gaz naturel. Actuellement, ces hydrocarbures représentent 12 % de la production locale de gaz aux États-Unis, contre 1 % en 2000. La France, soucieuse de gagner en indépendance énergétique, a démarré l’exploitation de ce type de ressources il y a une dizaine d’années. Pour contrôler cette industrie, les pouvoirs publics accordent une quinzaine de permis d’exploration chaque année. 

D’où viennent ces hydrocarbures ? 

Le gaz de schiste et l’huile de schiste sont des hydrocarbures dits « non conventionnels ». Ils sont contenus dans des « roche-mères » sédimentaires profondes (de 1 à 3 km), argileuses, compactes et imperméables. Leur extraction, plus difficile que les hydrocarbures « conventionnels » (gaz naturel par exemple) nécessite des techniques plus complexes.

  • L’huile de schiste : à l’origine, de la matière organique est contenue dans une couche sédimentaire. Avec le temps et la pression exercée par l’enfouissement, les sédiments se transforment en schiste tandis que la matière organique devient du pétrole. Ce dernier remplit alors les micros pores imperméables de la roche. Puis, tandis qu’une faible quantité de pétrole migre dans une « poche » supérieure, l’autre majeure partie de l’hydrocarbure, (appelée « huile de schiste »), reste piégée dans cette roche. 
  • Le gaz de schiste : lorsque la « roche mère » est enfouie plus profondément, le pétrole, par l’action de la chaleur et de fortes pressions, se transforme en gaz de schiste. 

L’exploitation : une problématique majeure 

Présents dans des sous-couches géologiques profondes non fissurées, l’extraction de ces hydrocarbures ne peut pas se réaliser par simple forage. L’exploitation à grande échelle nécessite une fracturation artificielle de la roche permettant d’augmenter sa perméabilité. Les hydrocarbures sont alors remontés à la surface à travers un tube en acier, puis transportés en gazoduc. 

TOTAL et le gaz de schiste 

En 2009, Total commence à s’investir dans la production du gaz de schiste sur le continent américain. En 2010, le ministère français de l’Ecologie lui accorde un permis d’exploitation pour la région de Montélimar (suspendu en 2011, le temps de développer de nouvelles technologies de développement). En parallèle, des phases d’étude se poursuivent au Danemark et en Pologne. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.total.com.

 


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