Difficile de conduire lorsque les éléments extérieurs sont défavorables. Routes verglacées, état de fatigue, tentation de téléphoner : les dangers sont nombreux. Mais de bons réflexes, simples et sécurisants, peuvent réduire les risques et rendre plus facile la vie des automobilistes. Anticipations, gestes raisonnés, écoute de ses propres sensations… Retrouvez nos conseils pour partir l’esprit tranquille.

Anticiper son départ

En hiver : il fait froid et il neige ! Un constat que les automobilistes doivent prendre en compte et anticiper du mieux possible. Car trop souvent, le verglas ou le manque de visibilité lors de chutes de neige provoquent des accidents qui pourraient être évités. Quelques règles de prudence… 

Consulter la météo 

Avant chaque voyage important en voiture, consultez les prévisions météorologiques afin de vous équiper en conséquence : pneus hiver, chaînes à neige et habits chauds vous garantiront un meilleur confort de conduite. Les sites de Météo France ou de Bison Futé peuvent, à ce titre, vous apporter des informations très utiles. Si la météo est trop mauvaise et que vous avez la possibilité de différer votre déplacement, n’hésitez pas ! 

Equiper son véhicule de pneus adaptés 

Obligatoires en montagne lorsque les chutes de neige sont abondantes, les pneus hiver sont adaptés à une conduite sous 7°C. A clous ou à crampons, ils offrent une meilleure adhérence sur route gelée et améliorent autant la prise des courbes que le freinage. Attention néanmoins à ne pas dépasser la limite autorisée de 90 km/h lorsque votre véhicule en est équipé. 

Monter les chaînes à neige 

Plus efficaces encore que les pneus hiver : les chaînes à neige améliorent nettement l’adhérence du véhicule sur les voies enneigées. Certaines routes rendent d’ailleurs leur usage obligatoire. Testez-les à vitesse réduite et ne roulez jamais à plus de 50 km/h lorsque vous les utilisez. 

Adopter une conduite souple 

Sur routes verglacées, les distances de sécurité doivent être rallongées. Réduisez votre vitesse, adoptez une conduite souple et ne dépassez jamais les engins de salage (sauf s’ils se mettent sur le bas-côté). 

Prévoir un kit de survie 

Les précipitations neigeuses peuvent parfois entraîner un arrêt de la circulation. Avant de partir, équipez-vous de l’ensemble des outils utiles en cas de grand froid : vêtements chauds, couverture de survie, raclette pour pare-brise, bombe antigivre, ampoules de rechange pour les phares, lampe de poche, eau potable et nourriture, câbles de remorquage et, bien sûr, le gilet et le triangle de signalisation obligatoires… 

Allumer ses feux 

Le manque de visibilité est un ennemi majeur des automobilistes. Le brouillard ou la neige sont bien sûr des facteurs à prendre en considération. Ainsi, allumez vos feux de croisement, y compris en journée, afin d’être vu par l’ensemble des usagers de la route. 

Vérifier ses équipements 

Les vérifications d’usage avant un long trajet sont d’autant plus importantes lorsque le voyage s’effectue sur routes verglacées. La pression des pneus doit être vérifiée, à froid, avec un niveau légèrement plus élevé que d’habitude. Les systèmes électriques ou d’allumage, ainsi que la batterie, sont particulièrement sensibles aux températures négatives et doivent, de ce fait, être inspectés. Enfin, vérifiez le niveau du liquide lave-glace antigel et l’état des balais d’essuie-glace.

 

A lire également :
Accidents de la route : les gestes qui sauvent
10 équipements indispensables à avoir en voiture
Faire face aux 10 situations les plus critiques en voiture

 

 

Etre à l’écoute de son corps

Reconnue comme l’une des principales causes d’accident de la route, la fatigue nuit grandement à la vigilance et aux réflexes du conducteur face à une situation dangereuse. Avant chaque déplacement, et d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un long trajet, prenez vos précautions ! 

Anticiper ses déplacements 

Bien dormir avant un long voyage apparaît comme le b.a.-ba pour être dans les conditions physiques optimales. Une nuit de sommeil réparatrice est la meilleure solution mais réclame de l’organisation. Ainsi, ne préparez pas vos bagages à la dernière minute ou évitez une soirée prolongée si le départ s’effectue tôt le matin. 

Effectuer des pauses et des siestes régulières 

Sur la route, les signes de fatigue ne doivent pas être pris à la légère. Des pauses régulières redonnent de l’énergie pour repartir en forme. Toutes les deux heures minimum, un arrêt d’une vingtaine de minutes fait le plus grand bien et permet de retrouver concentration et énergie. 

Veiller à son alimentation 

L’alimentation est très importante pour rester concentré. Mangez sainement et de manière consistante au petit-déjeuner. Un café et un verre de jus de fruit peuvent également vous donner de l’énergie. Au déjeuner, un repas léger à base de sucre lent est idéal. L’alcool est évidemment proscrit. Pensez également à prendre avec vous des fruits ou des barres énergisantes qui vous apporteront un regain de forme rapide si besoin. 

Eviter la monotonie 

Vitesse stable et rapide, flux continu de véhicules, ligne droite… la conduite sur autoroute peut renforcer l’état de somnolence. Outre les pauses sur les aires d’autoroute, n’hésitez pas à bifurquer temporairement vers des routes de campagne pour casser le rythme. A la radio, privilégiez les programmes dynamiques plutôt que les débats ou les musiques monotones. 

Adapter ses horaires de déplacement 

Certaines heures augmentent le risque de somnolence. Ainsi, après le déjeuner ou pendant la nuit, où la visibilité est moindre, le danger est davantage présent. La conduite nocturne réclame, quant à elle, une vigilance qui peut se révéler fatigante sur le long terme (tout comme la conduite dans des conditions climatiques défavorables). Dans ce cas, privilégiez les déplacements à plusieurs collaborateurs, afin de passer le volant à un autre conducteur quand la fatigue est trop grande.

 

A lire également :
Autoroutes : les bandes d’alerte sonore obligatoires
Aides à la conduite

Proscrire l’usage du téléphone

Facteur de déconcentration et d’accident, l’usage du téléphone au volant est interdit par la loi (135 € et 3 points de moins sur le permis). Mais pour les professionnels itinérants, difficile de ne pas être tenté par l’écriture d’un SMS ou par un « dernier » coup de fil. Avant chaque trajet, adoptez de bons réflexes pour limiter la tentation. 

Eteindre son portable 

Solution la plus radicale et la plus logique : éteindre le portable ou tout du moins le mettre sur silencieux (sans vibreur non plus). Ne pas entendre les appels et différer votre réponse n’est pas un problème : comment faites-vous lors d’une réunion ? 

Organiser ses rendez-vous 

Avant chaque long trajet, vérifiez qu’aucun appel important n’est prévu dans la journée. Organisez votre agenda afin d’éviter des rendez-vous téléphoniques ce jour-là. 

Dissimuler son portable 

Les plus dépendants au téléphone devront se faire violence. Rien de tel qu’un sevrage radical pour ne pas succomber… Lors de vos déplacements, en plus d’éteindre le portable, rangez-le de manière à ce qu’il soit totalement inaccessible. Et ne trichez pas ! Le coffre sera mieux indiqué que la boite à gants ou le siège arrière. 

Profiter des pauses 

Le téléphone : voilà encore une excellente raison pour vous inciter à multiplier les pauses régulières. En plus de vous revigorer, vous pourrez ainsi réceptionner vos appels manqués ou répondre à vos SMS ainsi qu’aux mails reçus pendant que vous rouliez. Aires d’autoroute, parkings… les lieux pour effectuer la mise à jour ne manquent pas. 

Utiliser le kit mains-libres en dernier recours 

S’il peut être très utile pour une prise de rendez-vous ou un appel vraiment urgent, le kit mains-libres est néanmoins à proscrire si vous souhaitez rouler de manière vraiment concentrée. Car même si vos deux mains sont libres pour manœuvrer, votre attention sera nettement réduite par la conversation avec votre interlocuteur. Enfin, ne vous éternisez pas pour ne pas augmenter le risque d’accident.

 

A lire également :
Téléphoner au volant : oui, mais comment ?


Commentaire (1)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

  1. Quentin vangeersdaele

    Je serai pour étendre les zones où sont obligatoires les pneus neiges à certaines périodes…

Des idées d'article ?

Cet article vous a plu ?

Newsletter Pro-Moove

Chaque mois, recevez les nouveaux articles qui accompagnent votre mobilité

A voir aussi