Depuis plusieurs années, l’essence souffre d’un écart de taxation de 20 centimes d’euro/litre, en faveur du gazole. Un écart directement creusé par la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Pétroliers (TICPE), qui a conduit à une diésélisation progressive du parc automobile français : le gazole représente aujourd’hui plus de 80 % des volumes écoulés dans les stations-service françaises.

Résultat : les raffineries françaises ont des difficultés à écouler leurs excédents de production en essence, et les distributeurs sont dans l’obligation d’importer de lourdes quantités de gazole pour approvisionner le parc automobile français. 

Face à ce constat, l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) a réclamé, au début du mois de février 2013, le rééquilibrage progressif des taxes sur le gazole par rapport à celles de l’essence, à raison d’un à deux centimes par an/litre. Le principe d’harmonisation proposé ? Réduire progressivement les taxes sur l’essence en compensant cette baisse par une hausse de la taxation portant sur le gazole. En effet, le syndicat professionnel précise ne pas souhaiter un alourdissement de la fiscalité, mais une harmonisation en douceur pour ne pas pénaliser les conducteurs et les constructeurs français. 

La Cour des comptes dénonce le déséquilibre de fiscalité 

La Cour des comptes a elle aussi tiré la sonnette d’alarme face au déséquilibre de fiscalité entre l’essence et le gazole. L’institution estime à 6,9 milliards d’euros la perte de recette fiscale en 2011. Un écart qui s’explique davantage par le souci « de préserver certains secteurs d’activité qu’à des objectifs environnementaux » selon elle.

Tout savoir sur la décomposition du prix des carburants.


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