A chaque acquisition de nouveaux véhicules professionnels, les chefs d’entreprise se posent la même question : faut-il opter pour la location avec option d’achat ou l’achat à crédit ? Découvrez notre comparatif pour vous aider à faire le meilleur choix.

Les petites entreprises hésitent souvent entre l’achat à crédit et la LOA (aussi appelée crédit-bail ou leasing). En effet, selon le baromètre OVE 2013, les entreprises de moins de 100 salariés étaient 29 % à choisir la LOA et 62 % l’achat comptant ou le crédit auto. Si, dans les deux cas de figure, l’entreprise peut devenir propriétaire du véhicule, les premiers mois font toute la différence. La LOA offre en effet une période initiale de contrat en location. Et cela change beaucoup de choses…

La LOA : la solution mixte entre la location et l’achat

  • Avec la LOA, le locataire dispose d’une promesse de vente lors de la signature du contrat.
  • La LOA comprend des loyers (mensuels ou trimestriels) qui peuvent prendre en compte des services annexes de la part du loueur (maintenance, assistance, reportings mensuels…). Pour l’entreprise, pas de mauvaises surprises dans les premiers mois : pas de dépenses imprévues et une gestion quotidienne des véhicules professionnels optimisée. L’entreprise peut en plus faire varier la durée du contrat pour que les loyers ne pénalisent pas trop sa trésorerie.
  • Le loyer est une charge d’exploitation. Ce mode de financement permet donc de conserver la capacité d’investissement et d’endettement de l’entreprise puisqu’il s’agit d’un engagement hors bilan. Un apport initial ou un premier loyer majoré peuvent néanmoins être demandés par les établissements financiers. 
  • La TVA est récupérable sur les loyers pour les véhicules utilitaires. Pour les VP, il n’y a pas d’avance de TVA puisqu’elle est répercutée sur l’ensemble des loyers (contrairement à l’achat à crédit). La taxe reste récupérable, sauf pour les véhicules de tourisme.
  • L’organisme de financement (banque ou concessionnaire) reste propriétaire du véhicule avant l’échéance du contrat de location (de 2 à 5 ans en général). Si l’option d’achat est levée, le locataire (l’entreprise) devient alors propriétaire (en deuxième main) et un nouveau certificat d’immatriculation est établi. Le véhicule peut être conservé ou revendu dans la foulée avec une plus-value à la clé si la valeur résiduelle a été sous-estimée. Si le choix est fait de ne pas conserver le véhicule, l’organisme de financement restitue le véhicule au loueur et peut appliquer une décote en fonction des réparations à engager. Il remboursera également le dépôt de garantie (pas plus de 15 % du montant total) qui peut être réclamé à la signature du contrat.

Et la LLD ?

La LLD reste le mode de financement préféré des entreprises de plus de 100 employés. Selon l’OVE, 60 % de ces entreprises choisissent la location plutôt que l’achat comptant + crédit/crédit auto ou la LOA. Cette tendance est radicalement différente pour les petites entreprises. Seulement 8 % optent pour la LLD, même si ce financement progresse (4 % en 2008).

 

Achat à crédit : pour être directement propriétaire du véhicule

  • L’achat à crédit peut être réalisé avec ou sans apport de la part de l’acheteur.
  • L’acheteur devient immédiatement propriétaire du véhicule, même s’il doit rembourser l’emprunt.
  • L’entreprise pourra opter pour un véhicule d’occasion et pourra ainsi réaliser une opération moins coûteuse. La LOA le permet aussi, mais les véhicules disponibles en location sur le marché de l’occasion sont rares.
  • Contrairement à la location, le propriétaire du véhicule n’a pas d’obligations liées au kilométrage ou à l’entretien (sauf pour le contrôle technique évidemment). Il n’a pas à penser à l’éventuelle restitution en fin de contrat de location. Néanmoins, en cas de revente, il a tout intérêt à conserver le véhicule en bon état s’il ne veut pas qu’il soit trop dévalué.
  • Le véhicule acheté est inscrit au bilan de l’entreprise en tant qu’immobilisation.
  • La revente est possible à n’importe quel moment, à condition bien sûr de racheter le crédit. Mais n’oubliez pas qu’un véhicule se déprécie toujours avec le temps et en fonction du marché de l’occasion. Lors du choix de véhicule, les réflexes doivent être les mêmes que pour une location. Posez-vous la question : « votre véhicule se revendra-t-il bien dans X année ? » Ne choisissez pas de couleur de carrosserie trop « originale », ne passez pas à côté d’équipements trop indispensables, entretenez correctement le véhicule…
Amortissements : un calcul à faire en cas de dépassement de plafond

Pour l’achat comme pour la location, les amortissements sont déductibles à hauteur d’un prix d’acquisition plafonné à 18 300 euros pour les véhicules de tourisme dont la mise en circulation est intervenue après le 1er juin 2004 et qui émettent 200 g de CO2/km maximum. Sinon, le plafond est fixé à 9 900 euros. Lorsque le plafond est dépassé, l’entreprise calcule les « amortissements excédentaires » afin d’opérer une réintégration fiscale : (prix d’achat TTC-18300)/durée d’amortissement (du loueur dans le cas de la LOA)
Pour les véhicules utilitaires, l’intégralité de valeur d’achat passe en amortissements.

 

Comment choisir le financement qui vous convient ?

« Pour les entreprises, chaque solution de financement peut être séduisante, explique Valérie Gadaud, expert-comptable fondateur de FIDEVEX. La LOA offre une plus grande liberté dans le renouvellement des véhicules de l’entreprise et s’accompagne de services intéressants. De manière générale, plus l’entreprise gère de véhicules et/ou le kilométrage annuel est élevé, plus la LOA peut être confortable. Le crédit classique, souvent moins coûteux au global, est aussi plus impactant pour la trésorerie de l’entreprise. Pour faire un choix cohérent, il faut comparer au cas par cas en constituant autant que possible un dossier de financement solide à présenter aux banques et aux concessionnaires. »

 


Commentaire (1)

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  1. Alexandre Lantis

    La LOA est une bonne alternative entre l’achat (contraignant) et la LLD (finalement aussi contraignante). L’option d’achat est une vraie opportunité pour les petites entreprises qui ne peuvent pas forcément avoir de certitudes sur les années à venir.

    Mes spécialités ? Les équipements et l'entretien automobile et l'évolution de l'offre constructeurs en matière de mobilité professionnelle. Je vous dévoile tous mes secrets pour garder vos véhicules comme neufs et constituer un parc cohérent au regard de votre entreprise et de vos besoins. De quoi envisager plus sereinement la gestion de votre flotte automobile, quelle que soit la taille de votre entreprise !   

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