Pour les TPE et PME, le choix du mode de financement d’une flotte automobile est une décision essentielle et parfois difficile. Les véhicules professionnels et leur gestion constituent un investissement important qui ne doit pas être pris à la légère.

Entre l’achat du véhicule, la LLD (location longue durée), la LOA (location avec option d’achat) ou les modes de financement assimilables, les gestionnaires de flotte automobile des TPE/PME ont l’embarras du choix. Voici tous nos conseils pour optimiser ce poste en fonction de vos besoins !

Achats comptant ou à crédit : le mode de financement classique

L’achat des véhicules constitue le mode de financement numéro 1 pour les TPE/PME. En règle générale, plus l’effectif de l’entreprise est réduit, plus la flotte est composée de véhicules achetés. La LLD, très prisée dans les grandes entreprises, n’est choisie que par 6 % des TPE et 25 % des PME avec des parcs de 20 à 25 véhicules professionnels selon le Baromètre OVE 2013 de l’Observatoire du véhicule d’entreprise. Une tendance qui tend à se rééquilibrer mais qui reste très marquée. Voici les avantages et inconvénients de l’achat de véhicule…

Un financement adapté à des besoins spécifiques

Les TPE/PME optent beaucoup pour l’achat à crédit, avec ou sans apport initial à hauteur de ce que la trésorerie rend possible. L’entreprise est alors propriétaire des véhicules et n’a pas à faire face à l’étape de la restitution comme dans le cas d’une LLD ou LOA. Autre avantage : ce financement permet d’inscrire le véhicule au bilan de l’entreprise en tant qu’immobilisation. La TVA sur les véhicules particuliers et utilitaires est récupérable et les intérêts du crédit et l’amortissement, passés en charges, font baisser le montant des impôts. Moins contraignant, car propriété de l’entreprise, le véhicule acheté offre une flexibilité importante puisque le gestionnaire peut le revendre à tout moment.

Pour un usage peu intensif des véhicules

Dans l’optique de garder longtemps le véhicule au sein de la structure, l’achat comptant ou à crédit, en neuf ou sur le marché de l’occasion, est idéal. L’objectif pour les TPE/PME n’est alors pas exactement le même que dans une flotte de grande entreprise. Même si, avec l’âge, le véhicule perd progressivement son caractère valorisant pour vos collaborateurs, le véhicule conserve tout son intérêt en tant qu’outil de la mobilité. Et c’est notamment le cas dans le secteur du BTP qui sollicite principalement des VUL (véhicules utilitaires légers).

Les désavantages de l’achat de véhicule

Outre le vieillissement du parc, qui constitue un inconvénient compte-tenu de l’amélioration perpétuelle des véhicules en termes de prestations, de sécurité ou de consommation de carburant, l’achat peut engendrer d’autres complications. L’entretien, l’assurance et la revente des véhicules seront gérés en interne, augmentant ainsi les coûts de gestion. Avec une flotte plus ancienne, il faudra d’ailleurs prévoir des interventions plus fréquentes que pour des véhicules neufs. Enfin, placer le véhicule au patrimoine signifie aussi qu’une part de la trésorerie est immobilisée et ne peut pas être investie sur un autre poste.

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Location longue durée : la solution émergente

La LLD est une solution de financement encore peu plébiscitée par les TPE/PME, mais qui possède pourtant de solides arguments. Car avec une gestion facilitée et des renouvellements de véhicules plus fréquents, la location a de quoi convaincre les TPE/PME. Alors pourquoi ne pas franchir le pas ?

TPE/PME : le nouvel eldorado des loueurs

De plus en plus, les TPE/PME se laissent séduire par la LLD (location longue durée) avec des contrats en moyenne plus longs que ceux signés par les grands comptes, selon le Baromètre OVE 2013 de l’Observatoire du véhicule d’entreprise. Ce choix offre des opportunités de développement aux loueurs, qui cherchent à convaincre les gestionnaires en proposant des formules adaptées aux petites entreprises et en leur faisant bénéficier de leurs conseils experts. La gestion (entretien, pneumatiques, assurance, assistance, véhicule de remplacement…) est facilitée puisque souvent comprise dans le contrat. Les gestionnaires peuvent également adapter la durée de la location et le kilométrage en fonction de l’activité de l’entreprise. Du point de vue fiscal, là aussi, la LLD est avantageuse : les loyers peuvent être déduits du résultat imposable et le financement, étalé et fixe, limite les risques de dépenses imprévues.

La restitution : une étape cruciale

La LLD est marquée par la restitution du véhicule (qui doit être rendu en bon état général) à la fin du contrat. Si des interventions de la part d’un réparateur sont nécessaires, les coûts peuvent être élevés : variables, ils sont en outre difficiles à prévoir et, donc, à intégrer au bilan d’une petite entreprise. Un entretien régulier du véhicule et une anticipation sont donc primordiaux pour que cette étape se passe dans les meilleures conditions.

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Location avec option d’achat : le choix intermédiaire

Avec la LOA (location avec option d’achat), les gestionnaires de flotte automobile disposent d’un mode de financement à mi-chemin entre la LLD et l’achat de véhicule. Une bonne façon de miser sur l’avenir…

En optant pour la LOA, les entreprises peuvent, au choix, acquérir ou restituer le véhicule à la fin du contrat de location. En amont lors de la négociation, un prix de rachat en cas d’acquisition est fixé. Il est calculé en fonction du prix initial, des montants déterminés pour les loyers et de la valeur résiduelle. Celle-ci représente la valeur anticipée du véhicule au terme de la location en fonction de multiples critères. Une marge d’erreur existe donc. La valeur résiduelle, comme la durée de la location, le kilométrage annuel (à ne pas dépasser sous peine de pénalités), le montant de l’apport initial et le type de véhicule lui-même, seront également déterminants pour établir le montant des charges :

  • premier loyer majoré ;
  • dépôt de garantie (qui ne peut excéder 15 %)
  • loyers mensuels ou trimestriels

Un pari à tenter ?

Bien entendu, cette option d’achat se répercute sur le montant global. Le loyer en LOA est bien souvent supérieur par rapport à un mode de financement en LLD. De même, le coût global de la LOA dépasse généralement celui d’un crédit. Mais pour les gestionnaires qui souhaitent des véhicules neufs avec une faible dépréciation, ce pari peut vite s’avérer gagnant ! Lorsqu’ils lèveront l’option, ils auront alors la possibilité de revendre le véhicule à un prix peut-être supérieur à celui du rachat anticipé. Les conditions pour y arriver ? Conserver le véhicule en bon état et choisir un modèle et des options qui ne se déprécient pas rapidement.

A savoir
- Tout comme pour la LLD, le contrat en LOA peut inclure un service d’entretien, l’assistance et l’attribution d’un véhicule de remplacement ainsi que des prestations d’assurance. La garantie constructeur peut néanmoins couvrir une partie de la période concernée.
- Une clause pour réaliser l’achat en cours de location, après un certain délai, peut être ajoutée au contrat de LOA. Le montant du rachat variera au cours de la vie du contrat.
- Si le gestionnaire ne rachète pas le véhicule à la fin du contrat, il récupère le dépôt de garantie à condition que le véhicule soit en bon état et que le forfait kilométrique n’ait pas été dépassé.

Commentaire (1)

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  1. Ricardo Fasola

    Je gère une petite flotte mais c’est 100 % LLD. Franchement c’est vite avantageux si vous négociez bien. Après je suis d’accord avec l’article : la restitution doit s’anticiper. Ca responsabilise dans un sens, ce n’est pas plus mal…

    Mes spécialités ? Les évolutions fiscales relatives à la gestion de flotte, mais aussi toutes les problématiques en matière d'assurance automobile. Ma mission ? Vous aider à décrypter les règles de fiscalité et de réglementation liées à la gestion de la flotte de votre structure. Assurance, TVS, divergences européennes… pas de panique : je m'engage à vous conseiller sans détour et en toute clarté !   

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