Si la gestion de flotte des TPE/PME diffère de celle des grands comptes, avec une plus large place offerte à l’achat de véhicule, les problématiques liées aux choix des modèles se rejoignent souvent. Car pour optimiser les coûts, le TCO ou la valeur résiduelle du véhicule sont toujours au centre des préoccupations des gestionnaires.

Quels types de véhicules et de motorisations correspondent le mieux à votre secteur d’activité ? Comment optimiser vos dépenses globales par un choix de véhicule judicieux ? Quels sont les critères que vous devrez prendre en compte au moment de l’achat ou de la location ?

Spécificités d’une petite flotte

Pour les TPE ou PME, constituer une flotte ne répond pas tout à fait aux mêmes mécanismes que pour les grands groupes. Impossible en effet d’émettre des appels d’offre massifs auprès des concessionnaires ou loueurs. L’achat comptant est généralement choisi, même si la location longue durée attire de plus en plus de chefs de petites et moyennes entreprises.

Priorité à l’achat de véhicule !

Les gestionnaires de flotte de petites entreprises optent souvent pour l’achat de véhicule, considéré comme plus simple à gérer. Dans ce contexte, les entreprises de moins de 10 salariés privilégient fortement :

L’acquisition du véhicule après une période de location souvent longue permet de faire l’économie de la restitution parfois coûteuse. Néanmoins, les gestionnaires optent de plus en plus pour la Location Longue Durée (en 2013, 6 % d’entreprises de moins de 10 salariés et plus de 25 % d’entreprises de 10 et 99 salariés). Globalement, plus le parc est important, plus la LLD est envisagée.

Vers une location plus adaptée aux besoins des TPE/PME

Les loueurs, qui voient ici de nouveaux marchés à conquérir, proposent de meilleures prestations adaptées aux besoins spécifiques de cette clientèle. Les gestionnaires de flottes de ces petites entreprises sont généralement les chefs d’entreprise eux-mêmes (dans 86 % des sociétés environ). Résultat : la gestion est souvent simplifiée (l’usage d’outils télématiques est rare, par exemple) et un accompagnement important est donc très apprécié.

Quels critères prendre en compte ?

Lors du choix du véhicule, le gestionnaire de flotte doit prendre en considération plusieurs critères : outre le coût d’achat, le TCO, la TVS ou la valeur résiduelle feront varier le coût global de la transaction. Nos conseils pour vous orienter vers les véhicules les plus intéressants.

TCO : tous les coûts à anticiper

Dans les TPE/PME, le prix d’achat est le critère principal dans le choix d’un véhicule. Pourtant, à l’instar des considérations des grands comptes, d’autres calculs doivent être effectués pour déterminer ce que coûtera à terme cette voiture. Après négociation avec le loueur ou le vendeur, le gestionnaire devra évaluer le TCO (Total Cost of Ownership – Coût total d’usage) du véhicule : financement, consommation de carburant, entretien, pneumatique, assurance… L’ensemble des coûts de détention et d’exploitation inhérents à la vie du véhicule entre en jeu.

TVS : les véhicules propres avantagés

La TVS (Taxe sur les véhicules de société) ne doit pas être oubliée. Certaines sociétés, implantées sur le sol français, peuvent en être exonérées en fonction de leur activité. Ainsi, les taxis ou les auto-écoles ne sont pas assujettis à la TVS. Les véhicules hybrides peu émetteurs de CO2 sont également exonérés les deux premières années après la mise en circulation. Pour les gestionnaires il faut en effet regarder du côté des émissions de CO2 (pour les véhicules possédés ou utilisés à partir de 2006) afin de déterminer le montant à payer. Mais comme la TVS évolue chaque année, il sera impossible d’en évaluer le coût global pour toute la vie du véhicule.

Valeur résiduelle : la cote déterminante du véhicule 

Enfin, les gestionnaires de flotte qui font le choix de la location (ou même de l’achat en cas de revente a posteriori) doivent être attentifs à la valeur résiduelle du véhicule. La marque, l’équipement, la couleur de la carrosserie ou la motorisation détermineront le prix de revente sur le marché de l’occasion trois ou quatre ans plus tard. Même si cette revente ne sera pas faite par l’entreprise, cette anticipation, jamais simple à réaliser, fera néanmoins varier le montant du loyer : plus le véhicule aura une cote élevée, plus le loyer peut être négocié à la baisse.

VUL ou véhicules premium : comment faire votre choix ?

Arbitrer entre les envies des salariés et les besoins de l’entreprise : voici le quotidien des gestionnaires de flotte. Face à une offre importante, il faut déterminer quels véhicules peuvent correspondre au mieux aux attentes de vos collaborateurs afin d’en faire des outils de management efficaces.

Quelle utilisation du véhicule ?

Avant de choisir un véhicule de flotte, le gestionnaire doit définir les besoins de son collaborateur. Pour certaines activités, comme dans le bâtiment, les Véhicules utilitaires légers (VUL) semblent tout indiqués. Les commerciaux sont, quant à eux, plus logiquement amenés à conduire des berlines confortables. Au-delà de ces critères, le véhicule peut être un outil de management s’il est bien choisi. Le « standing » du véhicule, déterminé par sa marque, son niveau d’équipements ou encore sa motorisation, peut avoir un impact positif sur la valorisation du salarié au sein de l’entreprise.

Choisir le véhicule par élimination, tout en restant valorisant

De ces considérations dépendront la catégorie du véhicule (citadine, berline, VUL, etc.), mais également le choix de motorisation (bloc essence économe ou puissant, hybride, etc.) ainsi que le niveau d’équipements. Avec cette approche « en entonnoir », vous réduisez ainsi progressivement les modèles capables de répondre à votre cahier des charges. Les aspects financiers sont déterminants pour comparer les voitures sélectionnées, avec comme priorités le TCO ou la valeur résiduelle. Enfin, libre à vous de laisser vos collaborateurs prendre la décision finale entre plusieurs véhicules.

Des aides pour des VUL plus sûrs

Jusqu’au 15 octobre, les Caisses régionales d’assurance (Carsat, Cramif, CGSS) permettent d’obtenir des aides financières à l’achat ou à la location longue durée d’un Véhicule Utilitaire Léger neuf. Cette subvention (plafonnées à 2500 euros), sous conditions, est uniquement destinée aux entreprises de moins de 50 salariés, quel que soit leur secteur d’activité. Six équipements de sécurité (dont l’ESP, les airbags passagers ou la cloison de séparation pleine) doivent être présents pour y prétendre. Informations sur le site de l’Assurance Maladie.


Commentaires (2)

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  1. Sophie

    Ce qui m’intéresserait c’est de connaitre les différents modes d’acquisition d’un véhicule. Pour ma TPE, c’est toujours un casse-tête : est-ce qu’il est mieux d’acheter ? à crédit ? à comptant ? de louer en crédit-bail ou non .. Bref, voilà un dossier qui me serait bien utile (avec la roue de secours 🙂 ! Merci

  2. Sophie Ropers

    Bonjour Sophie
    En effet c’est un sujet très important que nous avons traité dans le dossier http://www.pro-moove.total.fr/feedbacks/122126-differents-systemes-gestion-flotte . Vous y trouverez toutes les réponses sur le mode d’acquisition d’un véhicule d’entreprise. N’hésitez pas à revenir vers nous si vous avez des questions !

    Mes spécialités ? Les problématiques TPE, les Véhicules Utilitaires Légers, la sécurité mais aussi les nouvelles technologies. Vous avez une question relative aux problématiques liées à la gestion de flotte dans les petites entreprises ? Vous souhaitez en savoir plus sur l'évolution de l'offre Hi-Tech en matière de mobilité professionnelle ? Vous envisagez de mettre en place une politique de prévention routière au sein de votre structure ? Je mets toute mon expertise à votre service !   

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